Pétrole, automobile, aviation, vol de terre et pollution, depuis 1900 la famille Rockefeller règne sur l’Amérique. Ce philanthrope ou ce baron voleur — c’est selon le point de vue — a pris possession de la médecine jusqu’en Europe : journal médical, hôpitaux, centres de recherches médicales, tout ce qui peut faire rêver de guérison et surtout de profits.
L’origine du mal a atteint son apogée aujourd’hui. Le but de Big Pharma est de générer et d’entretenir la maladie alors que les médecines naturelles cherchent à guérir, ce qui est incompatible avec la recherche du profit et du « quoi qu’il en coûte » pour la santé des populations.
Rockefeller, qui contrôlait 90 % des raffineries de pétrole, a trouvé comment se débarrasser de leurs résidus de façon avantageuse : en les utilisant pour fabriquer des médicaments. Une nouvelle occasion de profits grâce à des brevets. Au XIXe siècle, la médecine traditionnelle à base de plantes (donc non brevetées) était très populaire aux États-Unis. Le père de Rockefeller était un colporteur de remèdes traditionnels et lui-même n’hésitait pas à se soigner avec de l’homéopathie.
Pour prendre le contrôle de la médecine après celui du pétrole, Rockefeller s’est adressé à son ami Andrew Carneggie, autre baron voleur enrichi par son monopole sur l’industrie sidérurgique. Un homme à eux est allé visiter les 155 écoles de médecine aux États-Unis et au Canada. Dans son rapport de 1910, rédigé suivant les directives de ses employeurs, il appelait à l’abandon des remèdes naturels et traditionnels au profit des produits pharmaceutiques et conseillait même de supprimer la concurrence.
Aussitôt dit aussitôt fait : la moitié des écoles de médecine a dû fermer ses portes, de nombreux médecins récalcitrants ont été calomniés, emprisonnés. D’énormes subventions ont été données aux écoles de médecine et aux hôpitaux, à condition qu’il n’enseignent et ne pratiquent que la médecine de Rockefeller à base de médicaments et qu’ils fasse place à ses agents à leur conseil d’administration. Rockefeller a fait main basse sur l’Association médicale américaine et sur la Food and Drug Administration, afin d’obtenir son approbation pour ses nouveaux médicaments. En1913, il a fondé l’American Cancer Society. Les médecins américains ont appris docilement à prescrire les médicaments brevetés de Rockefeller. Big Pharma était créé.
Soigner le cancer avec des résidus de pétrole, mais pas guérir avec des plantes
Le Dr Stanislas Burzinski a voulu mener des recherches indépendantes sur l’effet des antinéoplastines sur le cancer. Il a fait l’objet d’une enquête, ceux qui avaient financé ses recherches ont retiré leur soutien et, en 1983, la FDA a intenté un procès pour l’obliger à cesser ses activités et lorsque cela a échoué, elle est encore intervenue en 2017 pour lui refuser le droit de mener des essais. En outre, la licence médicale lui a été retirée et il a été condamné à une amende de plusieurs centaines de milliers de dollars.
Aux États-Unis, les grandes entreprises pharmaceutiques contrôlent les tests, l’approbation, la pensée académique. Big Pharma dépense plus de 200 millions par an pour entretenir de bonnes relations avec les membres du Congrès. Il utilise la même somme dans ses activités de lobbying à Bruxelles.
Certes la chimiothérapie peut faire plus de mal que de bien et la liste des effets indésirables des divers médicaments est longue, mais il faut bien reconnaître que la simple guérison ne serait pas source de profit.
Jacqueline
Source : Le Média en 4-4-2


