vendredi 16 janvier 2026

mercredi 14 janvier 2026

Le schéma posologique de l'ivermectine pour le cancer




Après une année de recherches intensives, le Dr William Makis présente le graphique le plus important de sa carrière : le schéma posologique de l'ivermectine pour le cancer.

Selon le Dr Makis, pour la plupart des cancers, notamment ceux du sein, du côlon, du poumon, du pancréas, du rein, de l'estomac et les leucémies, une dose initiale de 1 mg par kg de poids corporel par jour est recommandée.

Pour une personne de 60 kg, cela équivaut à 60 mg par jour :

- Cinq comprimés de 12 mg

- Ou 6 ml de liquide (environ une cuillère à café + 1 ml)

Les preuves de l'efficacité sont convaincantes et dépendent de la dose :

- Le Dr Shankara Chetty a observé une baisse du PSA d'un patient atteint d'un cancer de la prostate de 89 à 11 avec une dose de 45 mg/jour.

- Un cas rapporté par le Dr Tess Lawry a montré une baisse du CA125 (marqueur du cancer de l'ovaire) de 288 à 22 avec seulement 0,2 mg/kg.

- Une étude à long terme menée par Castro sur des enfants atteints de leucémie n'a révélé aucun effet secondaire après 6 mois à raison de 1 mg/kg. Pour les cancers agressifs ( pancréatique, cérébral), la barrière hémato-encéphalique peut nécessiter une dose plus élevée.

Le Dr Makis cite :

- Le collègue du Dr Landrito atteint d'un cancer de la vésicule biliaire en phase terminale : le cancer a disparu après 14 mois à raison de 2 mg/kg/jour.

- La dose la plus élevée documentée est de 2,5 mg/kg (Dr Chetty), avec seulement des effets secondaires visuels transitoires qui ont disparu.

L'oncologie traditionnelle ne propose pas ce traitement.

Pourquoi ? L'ivermectine est un médicament générique, dont le brevet a expiré et qui n'est pas rentable. Par conséquent, aucun essai clinique n'est financé.

La conclusion sans appel du Dr Makis : « L'utilisation de l'ivermectine dans le traitement du cancer est honnêtement très simple. C'est un médicament très, très sûr. »

Sa recommandation forte pour les personnes en difficulté : commencer à 1 mg/kg/jour. Il peut être pris pendant plusieurs mois, voire plus d'un an, avec un excellent profil de sécurité basé sur des preuves anecdotiques à long terme.

Source

Traduction : Hélène Banoun, pharmacien biologiste, PhD, ex-INSERM.


samedi 3 janvier 2026

Salauds de non-injectés !





Les Wargon : un couple corrompu à la solde de Big Pharma et partisan de la dépopulation mondiale ?



« À un moment, il va falloir qu’on se mette d’accord… »

Le médecin urgentiste des plateaux télé, qui exhibe régulièrement ses pensées germaniques, – période 39-45 – sur X, Mathias Wargon, déclare sur BFM le 21/12/25 – au prétexte que les soignants ont également droit à leurs congés, comme si les malades remettaient en cause ce droit : « À un moment, il va falloir qu’on se mette d’accord : 1. on vaccine les gens pour éviter qu’ils ne viennent aux urgences »

La journaliste l’interrompt : « Oui, mais vaccination obligatoire, vous comprenez qu’on pourrait dire c’est la tyrannie, c’est la dictature »

... Réponse de l’urgentiste : « Mais alors, dans ces cas-là, on ne les reçoit pas à l’hôpital non plus. Chacun est responsable de sa santé ».

Le Code civil est pourtant limpide : « Le corps ne peut être contraint, instrumentalisé ou utilisé sans accord » (article 16-1).

Le Code de la santé publique l’est tout autant : « Tout médecin qui se trouve en présence d’un malade ou d’un blessé en péril doit lui porter assistance » (article R4127-9).

Ce texte impose une obligation d’assistance, indépendamment : de l’origine de la pathologie ; du comportement du patient ; de son statut vaccinal ; de ses origines ; de sa religion ; de ses idées politiques ; de son statut social ; de son sexe ; de son âge, etc.

Les urgences sont saturées au moment des fêtes : ce serait la faute à ces salauds de non-injectés, selon Mathias Wargon, qui, en d’autres temps, aurait sans doute porté le titre de « Lagerarzt » (médecin de camp de concentration).

Les non-injectés que nous sommes, et qui n’attrapons jamais la grippe, seraient donc les principaux responsables du délabrement des soins hospitaliers, selon la macronie finissante, dont Wargon est un représentant zélé.

Mais sur quelles données fiables ces destructeurs de tout se fondent-ils pour affirmer que ce seraient les non-injectés contre la grippe qui satureraient les services d’urgence pendant les fêtes ?

Le statut vaccinal – en particulier pour la « grippe » et le « C-19 » – des personnes se présentant aux urgences est-il effectivement vérifié et authentifié ?

Si oui, par quels moyens, selon quels protocoles, et où sont publiées ces données ?

Vaccin contre la grippe : efficacité négative de 27 %

Une étude menée aux États-Unis pour la saison grippale 2024-2025 – « Influenza Vaccine Effectiveness during the 2024–2025 Season among a Large Workforce Cohort » (medRxiv) –, portant sur plus de 50 000 employés suivis sur la durée, a comparé les infections grippales confirmées par PCR chez les injectés et les non-injectés.

Elle montre qu’après un début de saison comparable, le risque d’infection est finalement devenu plus élevé chez les injectés que chez les non-injectés – le calcul aboutit à une efficacité négative de 27 %.

Concrètement, cela signifie que les injectés ont été 27 % plus nombreux à attraper la grippe que les non-injectés.

Or 27 % de cas de grippe en plus, ce sont mécaniquement 27 % de patients supplémentaires susceptibles de consulter, de se présenter aux urgences, ou d’y être adressés.

Dans ces conditions, accuser les non-injectés de saturer les urgences relève non seulement de l’intérêt mercantile porté par Big Pharma et ses obligés – plus il y a d’injectés, plus les caisses se remplissent –, mais aussi de l’idéologie des adeptes de la dépopulation et des psychopathes de Davos – plus il y a d’injectés, plus il y a de malades et de morts –, et constitue une inversion pure et simple des faits.

Les services des urgences sont saturés, non pas à cause des non-injectés, mais par volonté politique de la macronie, qui au final aura tout détruit sur son passage.

Depuis l’arrivée de l’Éborgneur en chef des Gilets jaunes, Emmanuel Macron, à l’Élysée en 2017, environ 26 000 à 30 000 lits d’hospitalisation ont été fermés, selon les données de la DREES, tandis que plus de 160 services d’urgence ont été contraints de fermer ponctuellement faute de moyens humains et matériels.

Précisons que les politiciens trouvent toujours ce qu’il faut pour augmenter considérablement leurs revenus et leurs avantages exorbitants, tout comme ils n’ont aucune peine à débloquer des milliards pour les corrompus et criminels de Kiev – la macronie a engagé environ 7,5 milliards d’euros d’aide à Kiev, comprenant notamment près de 5,9 milliards d’aide militaire, sans compter la part de notre pays directement versée à l’Ukraine par la Commission européenne.

Rappelons également que les mêmes ont dépensé 1,4 milliard d’euros pour prétendument rendre la Seine baignable.

Dans ce contexte de démantèlement structurel de l’hôpital public, les déclarations de Mathias Wargon, imputant la saturation des urgences aux non-injectés contre la grippe, déplacent la responsabilité d’un choix politique vers une catégorie spécifique de la population.


« La santé en Bande organisée » : dans la famille Wargon, il y a Mathias, qui veut tous nous injecter – jusqu’à ce que mort s’ensuive –, mais aussi Emmanuelle ; et l’on se demande lequel des deux est le plus criminel.

Le livre : « La santé en bande organisée », d’Anne Jouan et du Pr Christian Riché – qui fut expert auprès de l’Agence française du médicament –, publié chez Robert Laffont en septembre 2022, nous révèle l’impensable, d’ailleurs présenté dans le magazine Marianne avec ce chapeau : « Compromissions, barbouzeries : plongée dans l’impitoyable monde du médicament »

Une ligne de cet ouvrage nous apprend en effet qu’Emmanuelle Wargon, alors numéro 2 de l’Agence française du médicament, aurait défendu le retour sur le marché du Vioxx un an après son retrait de la vente, pourtant décidé en raison des milliers de morts qu’il aurait provoqués dans le monde chez des patients qui ont eu le tort de faire confiance à leur médecin et à leur pharmacien.

Rappelons que l’affaire du Vioxx c’est :

Nombre estimé de décès

– Entre 88 000 et 140 000 décès aux États-Unis entre 1999 et 2004, attribués à des effets cardiovasculaires liés au Vioxx selon une étude relayée par « The Lancet ».

– « The Week » a lui évoqué plusieurs centaines de milliers de morts prématurées possibles

– Précisons qu’en France, la justice a estimé que c’était le seul pays au monde où ce médicament n’avait pas fait de victimes…

Condamnations

En 2007, Merck aurait conclu un accord de règlement de 4,5 milliards de dollars avec des plaignants dans le cadre des poursuites civiles liées au Vioxx.

Avant cela, le laboratoire avait été condamné à verser 253 millions de dollars au plaignant (Affaire Ernst vs Merck (Texas, 2005) et 33 millions de dollars Affaire Plunkett vs Merck (New Jersey, 2007).

En 2011, Merck ajouta 950 millions de dollars dans le cadre d’un accord passé avec le Département de la Justice des États-Unis pour « Promotion trompeuse autour du Vioxx ».

Rappelons qu’au final ce sont les assurés sociaux et les malades qui payent ces amendes et ces dommages et intérêts – les laboratoires n’hésitant jamais à augmenter leurs prix afin ce que ces derniers ne diminuent pas les dividendes des actionnaires.

Comment s’étonner ?

Alors comment s’étonner que la partisane des assassinats médicaux à coup de Vioxx ait été nommée, après cela, ministre chargée du Logement en juillet 2020 par l’Éborgneur en chef des Gilets jaunes et son premier kapo d’alors, le sinistre Castex ?

Castex, l’homme du « boire son café assis dans les bars », pendant que les usagers de la ligne 13 du métro parisien s’entassaient, debout, serrés comme des sardines en boite, tandis que des politiciens et des hauts fonctionnaires continuaient dans les boites à partouzes de la capitale d’échanger leurs fluides corporels sans retenue – et par tous les orifices du corps, exceptés ceux du nez et des oreilles, enfin, on le suppose…

Un couple corrompu à la solde de Big Pharma et partisan de la dépopulation mondiale ?

Nous avons Emmanuelle, qui aurait voulu remettre sur le maché le Vioxx, qui serait responsable de dizaine de milliers de morts, et son mari, Mathias, qui déclare qu’il faudrait, au choix, rendre obligatoires des injections prétendument contre la grippe, alors même que, proportionnellement, il y aurait davantage de morts de la grippe chez les injectés volontaires de ce cadeau de Noël annuel offert par les politiciens à Big Pharma.

Ce couple aime manifestement recommander des produits qui rendent malades et tuent.

Le mari se contente-t-il de parler ou va-t-il jusqu’à injecter ces poisons dans le corps de ses patients sans leur accord ?

N’est-ce pas une question qui mérite d’être posée ?

Pierre Lefevre



mercredi 30 avril 2025

Un “antidote” aux injections à ARN messager contre le Covid ?



EFFETS SECONDAIRES INFLAMMATOIRES : COMMENT SOUTENIR SON CORPS APRÈS UNE INJECTION OU UNE INFECTION

Beaucoup s’interrogent sur l’existence d’un “antidote” aux injections à ARN messager contre le Covid.

Soyons clairs : il n’en existe pas.

En revanche, il est possible de soutenir son organisme pour atténuer certains effets secondaires, notamment inflammatoires.

AVERTISSEMENT PRÉLIMINAIRE

Ce protocole a été élaboré par les Forces de radioprotection, chimique et biologique des forces armées de la Fédération de Russie, sur la base de l’expérience clinique, des standards de la médecine militaire et du suivi civil en matière de santé.

Toutefois, ce protocole ne doit en aucun cas être utilisé sans une consultation préalable avec un médecin qualifié. L’automédication, l’administration sans supervision médicale ou l’usage inapproprié peuvent entraîner des effets indésirables graves.

CLARIFICATION IMPORTANTE

Ce protocole ne « supprime » pas et ne « nettoie » pas l’ARNm du corps. Une fois injecté, l’ARNm synthétique est soit dégradé naturellement par les enzymes cellulaires, soit il exerce ses effets biologiques programmés. Aucun traitement existant, y compris celui-ci, ne peut « effacer » l’ARNm introduit dans l’organisme. Le but est de moduler les cascades inflammatoires et de minimiser les dommages secondaires, et non de « réinitialiser » les mécanismes cellulaires une fois activés. La responsabilité médicale, la rigueur scientifique et le respect de la complexité biologique doivent guider toute décision thérapeutique.

PROTOCOLE COMPLET DE SOUTIEN CONTRE LES EFFETS SECONDAIRES INFLAMMATOIRES LIÉS À L’ARNm
Objectif :

Réduction de l’inflammation systémique
Protection contre l’oxydation cellulaire
Soutien à la régénération des tissus

PROTOCOLE 1 – PHASE DE NEUTRALISATION RAPIDE (7 JOURS MAXIMUM)

Approche choc en cas de réaction aiguë ou post-injection récente.

Substances clés :

DMSO pharmaceutique (pur à 99,9 %) :
1 à 2 ml dilués dans 20–30 ml d’eau distillée, une fois par jour (voie orale). Durée : 5 à 7 jours maximum.
Propriétés : stabilisateur membranaire, anti-inflammatoire, antioxydant.
Attention : usage sous supervision médicale obligatoire.

NAC (N-acétylcystéine) :
600 à 1200 mg par jour
Régénère le glutathion, détoxification intracellulaire.

Quercétine + Zinc :
Quercétine 500 mg + Zinc 15–30 mg
Antiviral indirect, immunomodulateur.

Vitamine C liposomale :
2 à 4 g par jour
Réduction du stress oxydatif.

Mesures complémentaires :
Hydratation abondante : 2 litres d’eau pure par jour
Activité physique légère (marche, étirement)
Jeûne intermittent léger (14 heures)

PROTOCOLE 2 - PHASE DE SOUTIEN PROLONGÉ APRÈS EXPOSITION RÉCENTE OU ANCIENNE (30 JOURS)

Approche progressive et continue après la phase aiguë.
Substances principales :

NAC : 600 mg × 2/jour

Quercétine : 500 mg × 2/jour

Zinc : 25–30 mg/jour

Vitamine D3 : 4000 UI/jour

Vitamine C liposomale : 1 g × 2/jour

Glutathion réduit : 500 mg/jour

Curcumine (standardisée 95 %) : 500 mg × 2/jour

DMSO local (usage externe ciblé sous avis médical)

Suppléments complémentaires (optionnels selon le patient) :

Resvératrol : 250 mg/jour

Mélatonine : 3 mg au coucher EFFETS SECONDAIRES POTENTIELS

Lors des premiers jours d’application de ce protocole, certains patients peuvent ressentir :

Légère fatigue
Maux de tête transitoires (effet de détoxification)
Douleurs articulaires temporaires (réaction inflammatoire résiduelle)
Augmentation passagère de la fréquence urinaire
Ces effets sont généralement le signe que le corps évacue des toxines et rééquilibre son métabolisme oxydatif.
Ils disparaissent spontanément en 48 à 72 heures.

EFFETS SPÉCIFIQUES DES PRINCIPAUX COMPOSANTS

DMSO : goût métallique temporaire, irritation gastrique possible, odeur sulfureuse type ail

Vitamine C : inconfort digestif à très fortes doses (rarement diarrhée)

NAC : nausées légères possibles en début de traitement

Curcumine : prudence en cas de traitement anticoagulant

Vitamine D3 : risque d’hypercalcémie


Source : Red sur X.


dimanche 27 avril 2025

Le Premier ministre slovaque interdit les achats gouvernementaux de «vaccins» Covid



«Les injections contiennent des substances non déclarées» : le Premier ministre slovaque interdit les achats gouvernementaux de «vaccins» Covid

«Les vaccins à ARNm contiennent des niveaux extrêmement élevés d'ADN et de substances qui n'ont pas été divulguées par le fabricant», a confirmé Robert Fico s’appuyant sur l’étude révélée par le député slovaque Peter Kotlar.

«Le virus a été créé artificiellement», avait-il conclu (vidéo). 

Kotlar avait également décrit la «pandémie» de Covid-19 comme un «acte de bioterrorisme» et une «opération fabriquée» et accusé Moderna et Pfizer de transformer les personnes vaccinées en «organismes génétiquement modifiés».




Note :

Selon RFK, Bill Gates a eu la prévoyance d'acheter plus d'un million d'actions de BioNTech avant l'apparition du COVID.

La même semaine, Bill Gates, qui supervisait la simulation [de l'événement 201], a acheté 1,1 million d'actions du vaccin BioNTech, devenu plus tard le vaccin Pfizer. Il a ensuite vendu la quasi-totalité de ces actions deux ans plus tard, réalisant un bénéfice de 242 millions de dollars. Une semaine plus tard, il a annoncé que le vaccin était inefficace. C'est ce qu'on appelle une opération de « pump-and-dump ».


L'invention des maladies




L'INVENTION DES MALADIES

par Peter Gotzsche 

Quelles maladies pourrait-on avoir sans le savoir ? Un journal danois a fait une enquête amusante. On a colligé des nouvelles sur une période de 3 mois, à propos de ce dont souffrent les Danois et on en vint à la conclusion, qu'en moyenne, chacun d'entre nous souffrons de deux maladies. En fait, c'est bien pire que cela parce que les journalistes ont recherché sous la rubrique "Les Danois souffrent de...", ce qui signifie que bien des maladies ont été ratées. Peut-être que le motif expliquant que, enquête après enquête, nous, Danois, qui semblons être les gens les plus heureux sur terre, est que nous ne savons pas à quel point nous sommes terriblement malades.

Les 300 000 personnes qu'on prétend souffrir de vessie hyperactive n'étaient pas sur la liste des 12 millions de maladies des Danois, de sorte qu'il faudrait ajouter ces 300 000. Il est bon de savoir qu'on peut réduire la souffrance humaine en ne demandant pas aux gens s'ils ont des ennuis pour uriner et en ne les traitant pas avec des médicaments peu connus.

En 2007, l'Association danoise de l'industrie pharmaceutique avait fait des représentations auprès des politiciens du Parlement et en avait convaincu certains que les bilans périodiques de santé seraient une bonne idée pour prévenir les maladies. Quand un journaliste demanda s'il ne s'agissait pas plutôt de vendre plus de médicaments, par exemple contre l'hypertension ou le cholestérol, le porte-parole de l'industrie reconnut que c'était bien le cas.

En 2011, notre nouveau gouvernement avait les évaluations régulières de la santé dans son programme mais je demandai à rencontrer la ministre de la Santé à qui j'ai dit que la révision Cochrane q'on venait de terminer et qui portait sur 16 études comptant près de 250 000 participants et près de 12 000 décès, n'avait trouvé aucun effet des évaluations périodiques de la santé sur la mortalité totale, la mortalité par cancer, ni la mortalité cardiovasculaire. Un de mes collègues lui parla d'une grand étude danoise qu'il venait d'achever dans laquelle on n'avait pas pu trouver un effet. Les bilans périodiques de santé donnent lieu à plus de diagnostics de maladies ou de facteurs de risques ce qui entraîne plus de consommation médicamenteuse et plus d'effets nocifs. Notre conclusion était en conséquence, très ferme : il ne faut pas faire de bilans périodiques de santé. La ministre agréa et dit que ce serait la première fois que le gouvernement ne tient pas une promesse pré-électorale d'une manière fondée sur la preuve. Notre révision épargnera des milliards aux contribuables et un tas de souffrances.

Voici un exemple d'effet malheureux qu'un bilan apparemment inoffensif de santé peut infliger. Un écrivain très prolifique perdit brusquement tout intérêt pour sa vie mouvementée. Les jours étaient interminables et difficiles à un point tel qu'il songea au suicide comme seule porte de sortie. Il était convaincu d'être de venu vieux et de n'avoir plus la force. Après un mois, il lui apparut soudainement qu'il pourrait s'agir des médicaments. Ces pilules étaient des bêta-bloqueurs et ses médecins avaient oublié de lui dire qu'ils pouvaient provoquer de la dépression. Il cessa de les prendre et se rétablit.

Cette histoire ne commence pas par un bilan périodique de santé mais elle aurait pu. Très souvent, les patients ne sont pas alertés au fait que la détérioration de leur condition puisse être provoquée par les médicaments qu'ils consomment. Il est malencontreux que leurs médecins puissent ne pas reconnaître que les nouveaux symptômes soient des effets secondaires d'un premier médicament et qu'ils en prescrivent un second pour traiter ces symptômes et ainsi de suite.

L'industrie pharmaceutique et les médecins à sa solde ne fichent même pas la paix aux jeunes et robustes personnes. En appliquant les consignes de pratique européennes sur la maladie cardiovasculaire à une population norvégienne, des chercheurs ont trouvé que 86 % des hommes se trouvaient à risque élevé de maladie cardiovasculaire à l'âge de 40 ans. L'ironie est que les Norvégiens jouissent d'une des longévités les meilleures du monde. Dans une autre étude, les chercheurs ont trouvé que 50 % des Norvégiens avaient un cholestérol ou une tension sanguine excédant le niveau à partir duquel on traite, dès l'âge de 24 ans !

Il en va de même pour l'ostéoporose. En 1994, un petit groupe d'étude associé à l'OMS a défini la densité osseuse normale comme celle de jeunes femmes adultes. C'était passablement utopique puisqu'en vieillissant, pratiquement toute se détériore. On ne peut tous être qu'hors limites de la normale, quand on se compare à des jeunes femmes. De manière complètement arbitraire, le groupe avait définit que l'ostéoporose était présente quand la densité minérale osseuse se trouvait à 2,5 écarts-types en dessous de celle d'une jeune femme, et ne s'arrêta même pas là en définissant l'ostéopénie comme présente quand la mesure se situait entre 1,0 et 2,5 écarts-types en dessous. Ces critères étaient conçus pour la recherche épidémiologique mais constituaient une mine d'or pour l'industrie pharmaceutique puisqu'ils rendaient « anormales », la moitié des femmes plus âgées. L'industrie pharmaceutique commanditait la rencontre où l'on a créé ces définitions, ce qui peut avoir eu de l'influence.

Un test de la densité minérale de l'os ne peut prédire que le sixième des fractures de la hanche, mais en dépit de ces observations qui donnent à réfléchir, le test est devenu la règle d'or pour décider qui il convient de traiter. Les sites de consommateurs sur Internet sont habituellement commandités par l'industrie et prétendent que le test est bon et prédit le risque de fracture alors que les organismes d'évaluation de la technologie en santé disent le contraire. L'effet des médicaments est faible même pour les femmes à risque élevé de fractures. Quand 100 femmes ayant déjà souffert d'une fracture vertébrale sont traitées, une fracture de la hanche est peut-être prévenue. Je dis peut-être parce plusieurs études suggèrent que le traitement à long terme produit l'effet contraire, une augmentation des fractures de la hanche qu'on peut expliquer par le fait que le nouvel os suscité par les médicaments n'est pas du même type que celui qui se constitue naturellement.

De plus, les gens à qui l'on dit qu'ils ont les os fragiles peuvent cesser de faire de l'exercice, ce qui est une mauvaise idée, puisque l'exercice renforce les os. Une femme que je connais qui était parfaitement bien portante a subi un examen au scanner des os pour aucun motif justifiable et on lui a dit quelle avait des os cassants. Elle était passionnée des sports quelle pratiquait, mais les arrêta sur-le-champ, redoutant de tomber et de s'infliger une fracture. Ainsi, le diagnostic a commencé à lui empoisonner l'existence et à augmenter son risque, puisque l'exercice prévient les fractures. C'est de la mauvaise médecine que de pratiquer du dépistage sur des bien-portants sans savoir à partir d'études randomisées si le dépistage fait plus de tort que de bien. Ce qui n'est pas le cas pour l'ostéoporose ; il n'y a pas d'études du dépistage. Je ne dis pas que personne ne devrait être traité ; je dis simplement qu'il y a beaucoup trop de gens qu'on traite. L'industrie pharmaceutique doit être immensément reconnaissante pour l'aide du groupe de l'OMS, puisque l'industrie vend aussi ses médicaments pour l'ostéopénie, qui constitue un marché de près de 400 millions de femmes.

La folie de l'ostéoporose-ostéopénie a fait l'objet de plusieurs plaisanteries. Devrait-on aussi traiter ceux qui sont à risque d'être à risque (ceux qui ont de l'ostéopénie qui pourraient franchir la frontière arbitraire vers l'ostéoporose quand ils vieillissent) ? Quand un collègue quitta son domicile pour des vacances de ski, il me dit qu'il souffrait maintenant d'une pré-fracture.

Selon une autre plaisanterie qu'on prend malheureusement au sérieux, les gens organisent des conférences sur la préhypertension, laquelle commence quand la pression diastolique dépasse 80 mm Hg. Une source de tragédie : l'American Heart Association recommande de dépister les enfants pour hypertension, à compter de 1'âge de trois ans. Nous avons montré dans notre révision des évaluations de la santé que le dépistage de l'hypertension (à n'importe quel âge) ne sert à rien.

Parlons maintenant du prédiabète. On a effectué des études pour démontrer qu'en traitant les bien-portants avec un médicament réduisant le glucose, on peut réduire leur risque de diabète. Une sinistre plaisanterie. Puisque le diagnostic dépend du niveau du glucose sanguin, il n'était pas nécessaire de faire des études, le résultat étant connu d'avance, une sorte de preuve circulaire. En conséquence, une fois que le traitement est arrêté, il n'y a pas de différence sur l'incidence du diabète, donc le médicament ne prévient rien. Toute cette entreprise n'était qu'une opération de gonflement des ventes de médicaments comme la rosiglitazone, qu'on a étudiée dans des études comme DREAM. Le rêve se transforma en cauchemar puisque le médicament tue les gens. Un autre problème à résoudre : comment trouver les bien-portants et commencer le traitement ? On ne peut faire cela sans dépistage et nous avons démontré dans notre révision des évaluations de santé que le dé pistage du diabète ne fonctionne pas. Il ne réduit ni la morbidité ni la mortalité.

Il est semble-t-il facile de séduire des bien-portants et les persuader de prendre des médicaments dont ils n'ont pas besoin pour traiter une maladie qu'ils n'ont pas. 

Peter Gotzsche auteur du livre :

"Remèdes mortels et crime organisé - Comment l’industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé"

Les médicaments d'ordonnance sont la troisième cause de mortalité après les maladies cardiaques et les cancers. Dans cet ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l'industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L'auteur établit des rapprochements convaincants entre l'industrie pharmaceutique et l'industrie du tabac et révèle l'extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l'attention du public et des politiciens.

PDF gratuit ICI.

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Les origines de Big Pharma